Selon l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur, missionné par les pouvoirs publics depuis 2001 pour évaluer l’air de nos maisons, nous vivons au milieu de
polluants volatils qui s’échappent des imprimantes, de la télévision, de l’ordinateur, des appareils de chauffage, des peintures, des détergents, des meubles en aggloméré, des produits de
construction, d’entretien et de décoration. Nous-mêmes, en fumant, en nettoyant les vitres, en utilisant des crèmes issues de la chimie de synthèse, en portant des vêtements sortis du pressing
contribuons à enrichir l’air que nous respirons de ces polluants. Les animaux de compagnie y participent aussi en apportant allergènes et acariens. L’Observatoire prévient : « L’air
qu’on respire à l’intérieur peut avoir des effets sur la santé, depuis la simple gêne – somnolence, irritation des yeux et de la peau – jusqu’à l’aggravation ou au développement de pathologies
telles que les allergies respiratoires. » Certains experts sont encore plus alarmistes et suspectent les solvants d’être à l’origine de troubles de la reproduction, les COV (Composants
Organiques Volatils) et le formaldéhyde de provoquer des cancers du nez ou de la gorge.
Quelle parade pour mieux respirer du salon à la chambre à coucher ?
Tout d’abord, aérer et installer des plantes vertes dans toutes les pièces, sans hésiter à en mettre plusieurs. En effet, les végétaux ont le pouvoir d’éliminer les
polluants nocifs contenus dans l’air.
Dans les années 70, Bill Wolverton de la NASA a été le 1er à le signaler : pour reproduire à petite échelle les conditions de vie des astronautes,
il a créé un petit habitat hermétiquement fermé dans lequel il a placé une plante en pot et a injecté de l’air pollué : au bout de 24h, la plante avait nettoyé l’air. Pour élargir sa recherche,
il a poursuivis ses expérimentations dans sa propre maison et abouti aux conclusions selon lesquelles les plantes d’intérieur comme le Spathiphyllum, le Dracéna ou le
Chlorophytum débarrassaient l’air des substances toxiques, et notamment des COV.
En France, l’association Plant’Air a repris ces thèses pour diffuser les travaux de Bill Wolverton et étudier le fonctionnement des plantes dépolluantes.
Comment ça marche ?
Comment un composé qui nous empoisonne peut-il faire pousser les végétaux ?
c’est par un enchaînement de réactions chimiques et un cheminement à travers la plante où les polluants sont transformés en nutriments. Ariane Boixière, auteur de l’ouvrage « Les plantes
dépolluantes » aux éditions Rustica explique : « Pour les polluants en suspension dans l’air, ils sont captés soit par la surface des feuilles, soit par les
racines. » Au niveau des feuilles, les polluants pénètrent dans la plante via les stomates (petits orifices placés sous les feuilles qui assurent les échanges gazeux entre la plante et
l’air ambiant) ou via la cuticule (la fine membrane qui recouvre les végétaux). Au niveau du sol, « des milliards de bactéries, champignons, algues digèrent les polluants en suspension
dans l’air et dans l’eau pour que les plantes les absorbent sans danger, explique l’agro-écologue Marc Grollimund. Grâce à cette coopération, la dégradation est rapide et fournit aux
plantes les éléments nutritifs dont elle a besoin. »
Alors, quelles plantes choisir ?
Le chlorophytum qui vivra très bien entre 8 et 30°, aimera qu’on l’arrose beaucoup en été, préfèrera une lumière vive indirecte mais aussi pourra vivre à l’ombre.
Grâce à elle, 96% du monoxyde de carbone seront éliminés ; elle vient également à bout du formaldéhyde, du benzène, du toluène et du xylène. Ses pièces fétiches : une chambre donnant
sur un boulevard embouteillé, une salle de bain équipé d’un chauffe-eau, un salon chauffé par un poêle à bois ou une cheminée.
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Nom de la plante
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Température de la pièce
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Arrosage
Exposition
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Polluants traités
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Pièces fétiches
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Le chlorophytum
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entre 8 et 30°
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On l’arrose beaucoup en été ;
Elle préfère une lumière vive indirecte mais peut aussi vivre à l’ombre.
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96% du monoxyde de carbone seront éliminés ; elle vient également à bout du formaldéhyde, du benzène, du toluène et du xylène
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Une chambre donnant sur un boulevard embouteillé, une salle de bain équipé d’un chauffe-eau, un salon chauffé par un poêle à bois ou une cheminée
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Le pothos
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Entre 15 et 25°, la plante se sent bien.
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Pot toujours légèrement humide ;
Pas trop de lumière sinon ses feuilles peuvent jaunir.
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Absorbe le formaldéhyde, le toluène et le monoxyde de carbone
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Atelier de bricolage, pièce fraîchement retapée, bureau de fumeur
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Le dracéna marginé
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Très facile à entretenir, se contente de ce qu’on lui donne.
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Arrosage modéré
Mieux vaut lui prévoir de l’ombre
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Pas la meilleure pour absorber le formaldéhyde, efficace pour le toluène, le monoxyde de carbone et de grandes quantités de trichloréthylène
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Chambre dans laquelle sont rangés des vêtements sortant du pressing ou un salon enfumé
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Le spathiphyllum
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Entre 18 et 25°
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Arrosage modéré Éclairage tamisé
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D’après la NASA, une des meilleures plantes dépolluantes
Très efficace pour transformer le trichloréthylène, le xylène, le formaldéhyde, et l’ammoniac
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Salle de bains et toutes les autres pièces
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Le cactus colonnaire
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De 5 à 30°
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Beaucoup de lumière (lumière très vive)
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Absorbe les ondes émises par les appareils électroniques comme l’ordinateur, le téléphone portable, la télé…
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Aujourd’hui, chaque bureau devrait en équipé
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Texte écrit à partir d’un article du même titre paru en novembre 2008 dans « Quelle santé
N°32 »